
Le 14 août 2006 (frontière de Golela - Hluhluwe)
Il nous faut re-rentrer en SA et là, galère de chez galère. Une file d'attente au poste frontière digne des queues polonaises ou soviétiques de feu le régime communiste. On se dit qu'on est là pour un moment.
Je tape la discussion avec un swazilandais lequel m'apprend qu'il lui arrive d'attendre deux heures... Chouette !!!
Le temps passe plus vite lorsqu'on parle avec les gens. Nouvelle rencontre avec une famille de hollandais, on disserte sur nos systèmes éducatifs respectifs, sur nos diverses expériences africaines et sur notre itinéraire. Cela ne doit pas être facile d'être hollandais en AS...
Un coup de douchette à code barre sur nos passeports et hop, nous voilà de retour en Afrique du sud dans la région du Kwazulu Natal. Nous empruntons la N2 pour nous rendre à Hluhluwe.
Une piste prise durant une vingtaine de minutes nous conduit jusqu'à notre lodge.
L'hôtel, situé en pleine brousse, surplombe la végétation, la vue et l'environnement sont plutôt sympathiques. Des singes et des phacochères se promènent dans les allées de l'hôtel. Des grenouilles élisent domicile dans la fontaine à côté de notre chambre. Mais c'est fou comme c'est bruyant ces petites bêtes, les boules Quiès seront les bienvenues pour la nuit.
Le 15 août 2006 (réserve de Hulhulwe - Umfolozi)
La journée sera mémorable.
Après s'être acquitté de notre droit d'entrée (175 rands), nous pénettrons dans ce "mini Kruger" par la Memorial gate. N'y allons pas par quatre chemins, nous aurons la chance d'admirer entre autres : l'éléphant, le buffle, le rhino et le lion. Soit 4 des Big Five. Ce qui fait enfin de nous les membres du club des Big Five !!!
Sur la route en direction du Centenary centre, plusieurs véhicules sont stationnés, nous demandons ce que les gens voient. La réponse : les LIONS.
Tout le monde est descendu de voiture (pas prudent), grimpé sur les toits des 4X4 ou dans les arbres jumelles en main et extase totale à l'observation de ces 4 femelles et de ce mâle couchés au pied de la colline.
La nature nous aura fait patienter mais nous aura bien recompensés.
Le seul bémol est que nous n'avons pu photographier ni le léopard (trop rapide) ni le lion (trop loin).
pour visualiser Hluhulwe game réserve, cliquez ici
pour visualiser Imfolozi game reserve, cliquez ici
De retour à l'hôtel, les singes et les phaco font leur petit tour.
Surprise : les phaco décident de dormir à côté de notre chambre pour la nuit, compagnie originale.
A la fin du dîner, des danseurs "zoulous" viennent nous faire un show. On voit bien qu'il y a deux groupes de touristes dans l'hôtel (australiens et français), c'est typique du voyage organisé, de la culture fast food sans contact possible. Ce n'est que du folklore, ce n'est pas la réalité. Il est navrant que cette sublime culture soit obligée de se prostituer de la sorte.
Le 16 août 2006 (Hulhulwe - Cap Vidal - Santa Lucia - Durban)
Réveil très humide, il pleut depuis le milieu de la nuit. Rien de bien méchant si l'hôtel n'était relié à la N2 par une piste. Après avoir demandé à un responsable l'état de la piste, sa réponse fut très claire : impraticable à droite après la barrière de sécurité, il faut prendre à gauche en espérant que cela soit encore possible et rejoindre la route plus haut.
Nous décidons de faire le trajet avec un couple de jeunes français au cas où l'un de nos véhicules reste planté au milieu de la piste.
Nous cherchions un peu d'aventure, nous n'allons pas être déçu.
(merci à Florian et Stéphanie pour ces photos)
En toute honnéteté, je préfère la conduite sur la neige que sur la boue.
Ca patine, ça glisse et je n'en mêne pas large.
Après quelques suées, nous rejoignons la N2. Tout s'est "bien" passé pour nos deux véhicules même si une question reste en suspens : comment les bus des deux groupes vont-ils bien pouvoir passer ? On ne le saura jamais.
Les quatres roues sur le bitume, nous nous dirigeons vers Cap Vidal, patrimoine mondial de l'UNESCO. L'océan indien et la nature à l'état brut.
Santa Lucia, station balnéaire au bord de l'océan indien. Sûrement magnifique sous le soleil.
Le plan remis par Léopold nous faisait entrer dans Durban par la route et non par la N2. Un peu paumés, des voies rapides de partout et en plus cela bouchonne. Arrêt sur la bande d'arrêt d'urgence, je demande mon chemin à un blanc qui changeait une roue, nous confirmerons ses dires avec un autre conducteur. Nous arrivons à l'hôtel vers 17h00.
La réceptionniste m'informe qu'elle n'a aucune réservation à notre nom. Juste avant que j'hausse le ton, elle m'envoie son manager. L'affaire se règle sans difficulté majeure.
Grosse sécurité, un vigile armé m'accompagne au parking, à chaque étage un agent de sécurité veille. Je dois montrer mon autorisation à chaque "check point".
Je crois que, cette nuit, la voiture ne risquera rien...
Le 17 août 2006 (Durban)
Cité multi-culturelle (noirs, blancs et indiens) composée de grands buildings, en bordure de l'océan indien.
Le groom, le réceptionniste et le vigile confirment notre sentiment d'une ville peu sécuritaire. Ils nous conseillent vivement de nous déplacer en taxi le jour comme la nuit. Nous suivons sans discuter leur conseil et direction le marché indien, la grande Mosquée et la Cathédrale. Pour info, il nous en aura coûtés 40 rands (5 euros) de taxi.
Le marché indien, un bazar organisé où s'entasse une multitude de petites échopes vendant souvenirs et autres babioleries. Très sympa, le marchandage étant de mise, nous faisons quelques amplettes.
La grande Mosquée, 1000m², 4500 fidèles, la plus grande d'Afrique australe. On nous refoule à l'entrée, vive la tolérance des disciples d'Allah.
La Cathédrale, aucun problème pour entrer, un bel orgue domine la salle et nous entamons une discution câline avec le chat des lieux.
Le grand marché, il paraît que c'est dangereux... Aucun souci dans ce bric à brac de fruits, de légumes, de fringues, de cassettes audio, de poulets vivants etc... Un de mes meilleurs souvenirs.
Nous retrouvons autour d'un verre (encore !!!), sur le coup des 19H00, nos deux frenchies compagnons de notre épopée boueuse de la veille. Recueils des péripéties de chacun et échanges des e-mail respectifs. Ils prennent l'avion demain pour la France.